des jumeaux? que du bonheur

Lorsque l'échographe, dans le cadre du suivi de grossesse, a révélé aux futurs parents qu'ils allaient être parents de jumeaux, 70 % des mamans déclarent qu'elles ont été "heureuses" ! Certes, pour presqu'un tiers d'entre elles (32 %), il a déjà fallu se remettre du choc avant de ressentir ce bonheur. Pour 15 % des femmes, cette annonce a paru "difficile à réaliser, à croire". Mais seules 6 % des répondantes ont été "inquiètes" lors de cette annonce et 5 % carrément "malheureuses".

Même enthousiasme du côté des futurs papas : près de 3 hommes sur 4 (74 %) ont été heureux d'apprendre qu'ils attendaient des jumeaux ! On compte moins de malheureux (2,6 %) mais davantage d'inquiets (13 %). Une inquiétude pleine d'empathie pour leur femme qui sera la seule à vivre pleinement cette grossesse, mais une appréhension peut-être aussi liée aux conséquences matérielles et logistiques d'une telle annonce…

La conception des jumeaux, le plus souvent un hasard

Pour 62 % des répondants, la conception de jumeaux a été "naturelle, un hasard complet". A contrario, 14 % des femmes ont vécu cette grossesse suite à une stimulation de la production d'ovules par un médicament et 24 % ont conçu leurs jumeaux par fécondation in vitro (avec implantation de plusieurs embryons).

Mais cette conception naturelle majoritaire est-elle aussi héréditaire ? Beaucoup de nos répondantes en sont convaincus : 14 % déclarent avoir des "vrais jumeaux" dans l'une ou l'autre de leurs deux familles, 14 % des "faux jumeaux" et 15 % des "vrais" et "faux" jumeaux. Rappelons que les grossesses de "faux" jumeaux sont liées à l'émission simultanée de deux ovules par l'ovaire (émission particulière qui a effectivement tendance à se transmettre de mère en fille) alors que les "vrais jumeaux" sont issus d'un même ovule fécondé qui se divise.

Les grossesses gémellaires, plutôt bien vécues

Une large majorité de nos internautes a plutôt bien vécu sa grossesse (60 %). De plus, même si 21 % des répondantes déclarent l'avoir "plutôt mal vécu", cela "reste un merveilleux souvenir" malgré tout. Il y a donc plus de 8 mamans sur 10, qui ont une vision très positive de cet événement, même si 9 % se souviennent avant tout avoir "assez" souffert, 5 % "beaucoup " et 5 % "trop" souffert.

Pour plus de la moitié des mamans interrogées (52 %), l'accouchement est "le plus beau jour de leur vie" ! Pour plus d'un tiers d'entre-elles (35 %), c'est une "énorme épreuve physique", mais "un bonheur tout aussi énorme". Seules 11 % ont coché la case "quelle horreur, je ne veux pas y repenser", ce qui correspond probablement au pourcentage d'accouchements par voie basse longs et compliqués.

Autre information de notre enquête : la moitié des femmes (50 %) ont accouché par césarienne et la moitié (50 %) par voie basse (dont 20 % avec un déclenchement). Presque 90 % des jumeaux sont nés pendant le 8ème ou le 9ème mois. Il y a donc eu peu de vrais prématurés (10 % d'accouchements pendant le 7ème mois, 3 % avant), même si les grossesses gémellaires augmentent bien sûr ce risque et nécessitent donc une surveillance étroite.

Peu de parents se font aider…

Presque la moitié des Doctinautes (45 %) déclarent ne pas se faire aider. 20 % d'entre elles ont, à l'inverse, une aide à domicile. Un soutien conseillé durant les premiers mois, surtout lorsque d'autres membres de la famille ne sont pas disponibles (frères et soeurs, parents…). 39 % des internautes ont bénéficié d'une prime à la naissance et 10 % ont reçu l'aide d'une association.

Et lorsque les jumeaux arrivent au domicile, cela devient vite la course. Allaiter régulièrement et/ou préparer les biberons, acheter les boîtes de lait, sans oublier les nombreuses couches, se réveiller la nuit, tout en gardant quand même un peu de temps pour les couvrir de bisous… Pour garder le cap au milieu de cette tempête, les professionnels de santé recommandent de se faire aider et, cela, au long cours : "Etre mère de jumeaux, cela demande beaucoup d'énergie sur le plan physique mais aussi sur le plan psychique" précise Stéphanie Staraci, psychologue.

En ce qui concerne l'allaitement, presque 18 % des mamans que nous avons interrogé ont allaité de façon exclusive, 18 % ont allaité quelques jours puis donné des biberons, 26 % ont donné une alimentation mixte (allaitement et biberon) et 38 % n'ont donné que des biberons. Pour le Pr. Yves Ville, gynécologue-obstétricien, "Un allaitement mixte est une garantie de pouvoir se reposer" lorsqu'on a des jumeaux (le conjoint peut s'occuper des biberons pendant une partie de la nuit par exemple, surtout les premières semaines).

La différenciation, un message pas entièrement passé

Les pédopsychiatres conseillent de différencier les jumeaux. Un message qui semble être passé puisque seulement 3 % de nos répondantes les habillent "la plupart du temps de façon identique" ! A l'inverse, 40 % disent habiller leurs jumeaux de façon "complètement différente pour les différencier au maximum". Pour les autres, pas de règle bien établie : 31 % les habillent de façon "proche mais non identique" et 25 % les habillent alternativement de la même manière ou non.

Même s'il n'est pas facile d'acheter sans arrêt des vêtements différents, l'habillement est pourtant un des premiers moyens pour les différencier, surtout si ce sont des vrais jumeaux. Il reste cependant beaucoup de jumeaux habillés de manière proche ou identique, même ponctuellement (plus de la moitié de nos internautes), ce qui est probablement la conséquence de cet événement encore si particulier. En effet pour le Dr Didier David, pédopsychiatre spécialiste de la gémellité, "C'est le fantasme du miroir, du double. Certains parents se laissent prendre par cette fascination et accentuent le côté ‘copie conforme' de leurs enfants".

Quant au lieu d'habitation (autre facteur de différenciation), il est bouleversé par l'arrivée, en général imprévue, de jumeaux et il est souvent difficile voire impossible de les mettre dans des chambres séparées. D'ailleurs, 41 % des jumeaux de nos Doctinautes sont dans la même chambre "par obligation". Cependant, plus d'un tiers (35 %) partagent la même chambre par choix des parents. Il est pourtant préférable, si c'est possible bien sûr, de choisir deux chambres, ce qui permettra de passer davantage de moments avec l'un ou l'autre séparément.

Enfin lorsque les jumeaux sont plus grands, les mettre dans une classe différente aide également à la différenciation, ce qui est le cas pour 31 % de nos répondantes (qu'il s'agisse avant tout de leur choix ou de celui de l'école). Cependant selon notre enquête (à relativiser sur cette question car seule une petite partie des Doctinautes interrogées avaient des jumeaux scolarisés), force est de constater que les jumeaux sont majoritairement dans la même classe (67 %). Dans 17 % des cas, c'est l'école qui a choisi de les mettre ensemble. ce qui peut aussi s'expliquer par le petit nombre de classes disponibles.

Au final, même si une grossesse gémellaire peut inquiéter et entraîner des bouleversements quotidiens peu évidents à gérer, l'immense majorité des mères sont très heureuses de cet événement. Avec un peu d'organisation, l'arrivée de 2 p'tits chous d'un coup, c'est deux fois plus de bonheur !

 

source doctissimo

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